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POLITIQUE

Macky Sall, un président épuisé, Marième Faye Sall, candidate de l’APR? (Habib Sy)

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C’est avec un brin de compassion que les sénégalais ont suivi le message du Président de la République sur les inondations, le mardi 08 septembre 2020.

Nous avons vu, entendu, mais surtout remarqué les contorsions d’un Président de la République, alambiqué dans des  détails, dont se passerait un directeur de service technique.

Nous avons vu un président en retard, embrouillé dans des explications techniques, déjà servies par les experts.

Nous avons compris que le président n’était pas satisfait de sa visite nocturne ou matinale dans les zones inondées de la banlieue.

Il se propose une autre visite plus médiatisée, prochainement.

Nous avons compris qu’il a le sentiment d’avoir été coiffé par le ministre de l’intérieur, dont la visite a eu plus d’échos.

C’est certainement, la raison pour laquelle il a tenu personnellement à annoncer l’enveloppe de 10  milliards de francs, destinés à lutter contre les inondations et leurs effets sociaux.

Le ministre de l’intérieur, maitre d’œuvre du plan Orsec aurait pu le faire, compte tenu de la modicité de l’enveloppe, relativement à la dimension des problèmes.

La complexité du pouvoir étatique est telle, que le chef de l’Etat peut se trouver dans une situation de compétition avec certains de ses ministres (l’exemple du président François Hollande et de son ministre des Finances Emanuel Macron.)

Il devient ainsi de plus en plus solitaire et, le pouvoir lui échappe au fur et à mesure.

A ce stade d’exercice du pouvoir, il faut comprendre que le chef de l’Etat a atteint les limites de la productivité présidentielle.

Il n’est plus capable d’innovation. Il n’a plus le courage et les arguments pour aller au fond des choses.

Il est enclin à assurer que le service minimum.

Aussi, a- t- il fait une omerta absolue sur le programme décennal de lutte contre les inondations, d’un montant de plus de 750 milliards, qu’il avait décliné en grande pompe en 2012.

Épuisé, fatigué, usé, le Président de la République est en passe d’être de plus en plus fragile. 

A terme, il ne sera plus qu’un ensemble de fissures, que peuvent pénétrer toutes les dérives, du laxisme à l’autoritarisme.

Il semble étouffé par la charge de la fonction, à laquelle pourtant, il est obligé de s’accrocher davantage, la considérant comme sa planche de salut.

Une faute que commettent tous les chefs frappés par la grisaille du pouvoir.

2024 est très loin, et le risque d’affaissement physique, intellectuel, moral et psychique du Président pourrait se réaliser.

La seule bouffée semble lui provenir de la première Dame.

Les bains de foule, les échappées dans des endroits publics, les sorties de son conseiller en communication, sont autant de faits à la rescousse d’un mari débordé, inquiet, habité par le doute et l’incertitude d’un deuxième et dernier mandat.

Derrière le président Sall, c’est un désert d’hommes d’envergure à l’étoffe présidentiable.

Or, la première Dame bénéficie d’une assez grande cote de popularité. Elle est adulée par une importante frange de la population, particulièrement celle  des femmes, la force électorale la plus puissante du pays.

Afin d’atténuer le naufrage à la prochaine élection présidentielle, l’APR  serait-elle prête à faire de Marième Faye Sall sa candidate ?

 

Habib Sy

Ancien ministre d’Etat

Président du parti de l’Espoir et de la Modernité/Yaakaaru Réew Mi

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Ameyrou Gningue : « Juridiquement, Macky Sall peut briguer un 3e mandat »

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Beut7 •

Le débat sur l’éventualité d’un troisième mandat du Président Macky Sall est de plus en plus agité.  Invité de « Grand Jury » de la Rfm, le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY) a soutenu que « juridiquement le président Macky Sall peut briguer un 3e mandat » en 2024.

«Juridiquement, il n’y a aucun doute qu’il peut. Je vous dis juridiquement, il n’y a pas de problème, parce que moi aussi je lis les textes. Ce n’est même pas une question qui doit être posée, parce qu’elle a été déjà réglée», a-t-il déclaré le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakkar.

«Quand le Conseil constitutionnel a dit en 2012 que Abdoulaye Wade était candidat, les gens sont allés aux élections et ont fait le choix, en disant on va l’écarter. Comme juridiquement il est candidat, nous on va l’écarter. C’est pourquoi la question du 3e mandat peut se poser dans d’autres pays limitrophes, mais ça ne peut se poser au Sénégal », a-t-il martelé.

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