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Deux membres de la famille royale saoudienne écartés pour des soupçons de corruption

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Le roi Salmane d’Arabie saoudite a limogé deux membres de la famille royale et les a désignés aux côtés de quatre autres officiers de l’armée comme des cibles d’une enquête pour corruption du ministère de la Défense, dans un décret royal publié mardi 1er septembre et relayé par la presse officielle.

D’après le décret, le prince Fahd ben Turki ben Abdoulaziz Al Saoud est démis de ses fonctions de commandant des forces conjointes de la coalition saoudienne, qui intervient au Yémen. Son fils, le prince Abdoulaziz ben Fahd, a été relevé de son poste de gouverneur adjoint de la région Al Jouf.

La décision est basée sur une missive adressée par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la commission anti-corruption pour demander à celle-ci d’enquêter sur “des transactions financières suspicieuses au ministère de la Défense”, indique le document royal.

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MALI

Mali: un président de la transition, pourquoi faire ?

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Beut7 •

Les chefs d’État de la région avaient donné jusqu’à ce mardi 22 septembre à la junte malienne pour annoncer un président et un premier ministre civils. C’est finalement une personnalité à la double casquette qui a été choisie : Bah N’Daw, ancien colonel major de l’armée aujourd’hui à la retraite, également passé par le poste de ministre de la Défense. La vice-présidence, elle, revient au chef de la junte qui a renversé IBK, le colonel Assimi Goïta. Comment expliquer ces choix ? Permettront-t-il la levée des sanctions imposées par la Cédéao après le coup d’État ?

Les militaires maliens avaient plusieurs plans. Plan A, le colonel Assémi Goïta, chef de la junte, à la tête de la transition. Mais la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) était ferme sur le principe d’un président civil pour diriger la transition, et non un militaire. La communauté internationale était du même avis.

Alors, des cartables, le plan B sort : un militaire à la retraite, qui est donc un civil. L’hypothèse revenait fréquemment dans les conversations ces derniers jours à Bamako. Elle avait même été évoquée clairement à Accra au cours de la rencontre entre la junte et la Cédéao, qui ne s’était pas opposée à un tel scénario.

Pour les militaires, il présente un avantage de taille : « Contourner l’obstacle, en contentant tout le monde », estime l’analyste Étienne Fakaba Sissoko de l’université de Bamako. Autrement dit, satisfaire la Cédéao, qui exige une transition civile, ainsi que la dissolution de la junte dès le démarrage de cette transition, « le tout sans perdre la main ».

« Homme droit, intègre, patriote »

Dès lors, plusieurs noms circulent. Mais en réalité, explique à RFI, un collaborateur du patron de la junte, pour le Plan B, dès le départ, c’est le colonel major Bah N’Daw qui a toujours tenu la corde. Discrètement, des émissaires ont été le voir, et il avait déjà donné son accord.

C’est vrai qu’il a été ministre éphémère de la défense du président Ibrahim Boubakar Keita, mais il n’est pas un homme du système, indique notre interlocuteur. Selon une autre source au sein de la junte, « Bah N’Daw est un homme droit, intègre, patriote, qui n’a pas les mains trempées dans des magouilles ».

Dans l’armée, un sondage discret indiquerait qu’il est l’homme de la situation, accepté par les troupes. Ajoutons que d’après nos informations, des membres de la junte sont plus à l’aise avec lui, alors qu’ils font très peu confiance à une très grande partie de la classe politique malienne.

Les inconnues : partage des rôles et position du M5

Cependant, il reste de nombreuses inconnues : notamment sur le partage des rôles entre la présidence et la vice-présidence, qui revient au colonel Assimi Goita, chef de la junte.

La charte de la transition telle que présentée mardi dernier à la Cédéao, lui donnait des prérogatives jugées « disproportionnées » : défense, sécurité, mais aussi refondation de l’Etat. Une attribution qui aux yeux des chefs d’État de la sous-région doit revenir au président. Ils ont donc exigé que la charte soit revue sur ce point, et que ce vice-président ne puisse pas remplacer le président en cas d’empêchement.

La charte a-t-elle été modifié en ce sens ? Pas de réponse pour le moment. Beaucoup devrait dépendre aussi du choix du Premier ministre, pas encore désigné, et de l’attribution des postes-clés au sein du gouvernement.

Sans oublier l’inconnue que fait peser sur le processus la déclaration du mouvement M5 ce lundi soir. La coalition assure ne pas avoir participé au processus de désignation du nouveau président et estime qu’en l’état actuel des choses, le choix de Bah N’Daw « n’engage que la junte ».

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