« Tu allais te marier bientôt ! Pourquoi devais-tu mourir ?» : dans la paisible campagne éthiopienne, non loin de la capitale Addis Abeba, résonnent les pleurs de proches des victimes du crash aérien de dimanche, qui a fait 157 morts.

Éparpillés dans le champ proche du village de Tulu Fara où l’avion a été pulvérisé à l’impact, labourant le sol sur des dizaines de mètres, certains se jettent à genoux au milieu des débris de carlingue qui n’ont pas encore été rassemblés par les enquêteurs.

Plusieurs personnes ont besoin d’aide pour rester debout et d’autres crient les noms de leurs proches qui se trouvaient à bord du vol 302 d’Ethiopian Airlines reliant Addis Abeba à Nairobi. Seul le bruit des excavatrices continuant de déterrer des morceaux de l’avion vient perturber leur complainte.

Les proches des défunts se succèdent depuis mercredi sur le lieu de l’accident, à l’aide de bus affrétés par Ethiopian Airlines ou par leurs propres moyens.

Certains prient, d’autres prélèvent de la terre ou font des offrandes de fruits, allument des bougies, portent des portraits des défunts ou entonnent des chants : les victimes étaient issues de 35 pays différents, et chacun les pleure à sa manière.

Izf

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