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ECONOMIE

Mise en garde contre la France : les vraies raisons de la brouille

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La lettre de protestation du gouvernement du Sénégal suite à la sortie de l’Ambassadeur Philippe Lalliot sur les délais de l’exploitation du TER puise ses racines dans de nombreux désaccords dont l’un des plus marquants reste celui opposant l’Etat à Eiffage sur l’exploitation des autoroutes AIBD-Mbour et Ila Touba. Il est de notoriété publique que l’entreprise voulait se voir confier ces deux tronçons finalement gérés par l’Etat lui-même à travers la Société les autoroutes du Sénégal, filiale de l’Agéroute. Le géant français qui avait beaucoup misé sur ces deux concessions probablement juteuses digère aujourd’hui mal cette pilule. En guise de représailles, Eiffage exigera de l’APIX de paiement de tous les montants dû dans les travaux du TER avant toute poursuite des travaux. S’en suive une longue période d’arrêt des travaux du TER. Ce qui explique aujourd’hui les retards accusés dans le démarrage des tests et par conséquent, de l’exploitation commerciale.

Cette attitude de Eiffage, loin de plaire aux autorités du Sénégal, est à l’origine d’une brouille jusq’ici « plus ou moins bien gérée par les deux parties » selon nos sources. Le gouvernement du Sénégal voit dans ce refus de  Eiffage de poursuivre les travaux du TER comme une volonté de l’entreprise française de lui mettre la pression. Il en est de même pour la sortie jugée d’attitude « condescendante et d’immixtion » dans les affaires intérieures de notre pays. Cette mise en garde du ministre des infrastructures bénie par son chef devrait, de l’avis d’une source très proche du dossier, produire l’effet escompté, dans la mesure où le géant français des BTP est dans « une zone de confort » où il dispose d’une avance certaine qu’il compte garder sur ses concurrents chinois et turcs.

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