Les villages de Gangafani et de Yoro, près de la frontière avec le Burkina Faso, ont été touchés lundi par des attaques, a annoncé le procureur du pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme, Boubacar Sidiki Samaké, évoquant dans un premier temps un « bilan provisoire de 14 morts », mais appelant à la prudence. Une source militaire malienne citait pour sa part un bilan de « 40 civils tués », des estimations confirmées par des élus locaux sous le couvert de l’anonymat.

En début de soirée, un bilan officiel provisoire faisait état de 38 personnes tuées et de nombreux blessés.

Les auteurs de ces attaques « sont des terroristes parce qu’ils ont tué et éventré certains corps et brûlé des greniers. En quittant, ils scandaient Allah akbar » (Dieu est le plus grand, en arabe), a déclaré Goundjou Poudiougou, conseiller communal à Dinagourou.

Les violences, qui déchirent cette région depuis quatre ans, ont culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls, dans le village d’Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso. Lors d’un déplacement à Sobane Da le 13 juin, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a récusé toute notion de « conflit interethnique » et promis la confiscation des armes illicites dans la région.

Rfi